Les Grecs et leur cinéma sont toujours là !!!

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la 10ème édition du festival Les Grecs et leur cinéma, qui aura lieu au ciné-TNB les 29 et 30 mars 2015. Deux films très récents en V.O. sous-titrés en français témoignent de la créativité innovante du cinéma grec, en dépit des difficultés que subit le peuple grec.

Comme vous le savez, la pérennisation de cette manifestation à laquelle nous sommes très attachés ne va pas de soi. Nous vous invitons à faire sa promotion auprès du plus grand nombre de personnes. Nous avons obtenu le maintien d’un prix spécial pour les bons de billets, pré-achetés auprès de l’A.G.B.K. par les adhérents de notre association et leurs amis. Nous attirons votre attention sur le fait que chaque bon ne coûtera que 5 euros dont 1 € sera reversé à l’Association pour couvrir une partie des dépenses de la manifestation. Vous comprendrez l’intérêt qu’il y a à acheter les bons avant le festival. Pour le pré-achat des bons, contactez Dimitris Carpouzis par courriel, impérativement avant le 22 mars, en précisant le nombre de bons que vous désirez pour chaque film.

Des flyers et des affiches seront à votre disposition à partir du 17 février. Ceux qui parmi vous ne participez pas aux activités de l’association et souhaitez vous procurer des affiches et des flyers, écrivez à Dimitris pour fixer un rendez-vous. Nous comptons sur vous pour renouveler le succès dont bénéficièrent les projections des années précédentes. Nous vous en remercions.

À l’affiche :

La raison et le rationnel n’offrent plus aucune perspective aux Grecs. Ces années de crise leur ont fait comprendre que le salut ne viendrait pas des plans économiques. Les deux films de la dixième édition des Grecs et leur cinéma témoignent de la réaction artistique postmoderne, qui permet de relever la tête ne serait-ce que de manière absurde et irrationnelle. Nés de la crise, ces films ne parlent pas de la crise, ils la dépassent.

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Runaway day : 2013, 82mn, film en noir & blanc. Réalisateur : Dimitris Bavellas.

Maria, une femme de quarante ans, ne supporte plus l’ennui de sa vie familiale. Loucas, chômeur et surendetté, ne peut plus rester chez lui auprès de sa mère et de son frère. Un jour ils ouvrent la porte et quittent leurs domiciles. Ils errent dans la ville, complètement perdus, y rencontrant parfois leurs désirs, parfois leurs cauchemars…

Le premier long métrage de Dimitris Bavellas trouve ses sources dans des films cultes des années 60 et 70. Il évolue vers un b-movie du genre post-apocalyptique. Le noir et blanc, présentant, au début du film, les années radieuses d’Athènes vers 1950-1960, porte ensuite un regard impitoyable sur la ville d’aujourd’hui. La force du film lui permet de dépasser la seule allégorie sociale en atteignant des interrogations existentielles. Son surréalisme et sa satire mordante, s’ils ne rendent pas résolument optimiste, ont le mérite de mettre en perspective la combattivité des êtres humains, qui refusent de se plier aux revers de la vie. Après la projection, rencontre avec le réalisateur.
 

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Les sentimentaux : 2013, 94mn, film en couleurs. Réalisateur : Nikos Triantafyllidis.

Ermis et Yannis font le sale boulot d’un usurier et receleur d’antiquités et d’œuvres d’art surnommé « Maître ». Ces deux tueurs professionnels, l’un bien conscient de son rôle, l’autre immature et inconstant, tombent amoureux malencontreusement. Ceci entraînera la colère de leur maître…

Un film néo-noir où romantisme et cynisme s’entremêlent pour explorer le psychisme humain. Maximes philosophiques, scènes d’un kitch décapant et dialogues naturalistes soulignent à la fois l’absurde et le sublime de la vie humaine. On finit par se poser la question de savoir si on est devant un thriller ayant comme fond deux histoires d’amour, ou si, au contraire, l’essentiel ne réside pas dans les histoires d’amour, qui viennent ébranler un univers plongé dans la cruauté. À noter les interprétations remarquables, notamment de Haris Fragoulis, primé lors des Nuits de Première à Athènes, et la musique du film, hétéroclite et déconcertante (primée par l’Académie Grecque du Cinéma), qui participe grandement à la création de l’ambiance recherchée, si elle ne joue pas un rôle à part entière. Après la projection, traditionnelle soirée « mezzés ».

FIN

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A propos assokalimera

Association née en 2014. Promotion de la culture grecque, via l'apprentissage de la langue, des danses, du cinéma. Organisateur de l'événementiel Le Bâton d'Euclide.
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